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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 8/8)

Note 43 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.

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La conclusion de cette grande affaire valut donc à Dubois le chapeau de cardinal, auquel il aspiroit; et quoique ce scandale fût moins grand que celui qu'avoit causé sa nomination à l'archevêché de Cambrai, l'impression qu'il produisit fut plus vive; et la lettre par laquelle le pape déclaroit au roi de France «qu'il l'avoit honoré de la pourpre à cause des grands services qu'il avoit rendus à l'Église, à la paix de laquelle il étoit un de ceux qui avoient le plus contribué,» enveloppa Rome elle-même dans cette indignation générale que causoit une telle profanation d'une si haute dignité. Cependant quoi de plus injuste et de plus irréfléchi? Parce que les vices et les turpitudes de Dubois étoient publiquement connus en France, étoit-ce une raison pour qu'on en dût être exactement instruit à Rome? Lorsqu'on disputoit au pape tout acte et à peu près tout droit de juridiction sur le clergé gallican, étoit-il en mesure d'exercer une surveillance active et sévère sur les vie et mœurs d'un ministre du roi; et n'eût-on pas trouvé mauvais qu'il se permît même d'en avoir la pensée? En supposant que quelques rumeurs de la conduite déréglée de Dubois fussent parvenues jusqu'à lui, pouvoit-il, sur de vagues insinuations, même sur des rapports officieux, se persuader qu'un grand monarque, ou le prince de son sang qui tenoit alors sa place, s'oublieroit au point de lui présenter un homme infâme pour en faire un prince de l'Église? Il ne le pouvoit ni ne le devoit. Dubois ne lui étoit connu qu'en raison des hautes fonctions publiques auxquelles la confiance du régent l'avoit appelé; le service qui venoit d'être rendu en France à la religion étoit réel, quels que fussent les motifs honteux et secrets qui l'avoient fait rendre: les raisons qui avoient déterminé le pape étoient donc justes, raisonnables; et l'indignité du sujet ne pouvoit être imputée qu'à celui qui, ne sachant ce qu'il étoit, n'en avoit pas moins voulu qu'il devînt membre du sacré collége. C'est ainsi qu'en se mêlant plus qu'il ne leur appartenoit du gouvernement de l'Église, en imposant, en quelque sorte, à son chef des hommes de leur choix pour les grandes dignités ecclésiastiques, les princes temporels, qui ont cru accroître les attributions de leur pouvoir, n'ont fait qu'ajouter des charges à leur conscience[43].

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