Note 22 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Attentif à ce qui se passoit alors en France, il y crut l'exaspération des esprits assez grande: pour qu'il fût possible d'y opérer une révolution dont le résultat eût été d'abattre le régent et de faire rentrer le cabinet des Tuileries dans les voies d'une politique plus conforme à son honneur et à ses intérêts. On ne sait point au juste comment les premiers rapports s'établirent entre lui et les mécontents; mais la maison de la duchesse du Maine, dont la fureur étoit au comble contre ce qui venoit de se passer au parlement, ne tarda point à devenir le centre d'une conspiration contre le duc d'Orléans. Les agents de cette princesse, de concert avec ceux de l'ambassadeur d'Espagne, intriguèrent adroitement dans tous les ordres de l'État et se rallièrent un grand nombre de partisans. Les mesures sembloient bien prises[22], le secret avoit été bien gardé; ce qui prouve contre ce prince une haine plus grande encore que les apparences ne sembloient l'indiquer. Sur ces entrefaites, les Anglois, qui avoient découvert, en ce qui les concernoit, quelque chose des projets de l'Espagne, crurent devoir la prévenir et commencèrent contre elle les hostilités: il devint donc urgent que la conspiration éclatât, et elle alloit éclater, lorsqu'un incident, qu'il étoit impossible de prévoir, la fit découvrir[23].