Note 206 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. (continued 2)
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Les plus dangereux ennemis des jésuites, ceux qui pouvoient servir le plus efficacement la vengeance de la favorite, étoient dans le parlement. Nous avons vu que là étoit le foyer du jansénisme, et que la secte philosophique y avoit aussi ses partisans. Il faut ajouter qu'en sa qualité d'opposition politique, cette compagnie accusoit les jésuites d'être, depuis long-temps, les provocateurs secrets de tous les coups d'autorité qui avoient pu la contrarier dans ses prétentions, ou l'arrêter dans ses excès; et c'étoit là surtout ce qu'elle ne leur pardonnoit pas. Ce fut Berryer, l'une des créatures de Mme de Pompadour, et de lieutenant de police devenu, par sa protection, ministre de la marine, qui prépara les premiers ressorts de cette intrigue, en lui indiquant, comme propres à l'aider dans son projet, trois parlementaires qui jouissoient, dans leur corps, d'un grand ascendant; l'abbé de Chauvelin, l'abbé Terray, Laverdy. L'abbé de Bernis fut le quatrième personnage que l'on initia dans cette manœuvre ténébreuse[206]; et l'ami intime de Duclos étoit bien digne d'y entrer.