Note 317 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. (continued 2)
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Ces chanoinesses étoient vulgairement appelées les religieuses de Belle-chasse. Leur ordre, institué en Palestine vers la fin du onzième siècle, ne fut connu en Europe que long-temps après, ce qui vient de ce que les rois de Jérusalem ne l'avoient d'abord formé que pour des hommes destinés à la garde du Saint-Sépulcre; les femmes n'y furent admises par la suite que parce qu'elles devinrent nécessaires pour remplir un grand nombre de fonctions et de détails qui semblent appartenir particulièrement à leur sexe. Quelques-unes de ces religieuses établies à Viset, dans le pays de Liége, en furent appelées en 1622 par la comtesse de Challigni[317], qui les fixa à Charleville[318]. En 1632, la baronne de Planci en fit venir cinq à Paris. Leur établissement dans cette ville éprouva d'abord quelques difficultés, parce que l'on ne vouloit point y agréer de nouvelles institutions religieuses, à moins qu'elles ne fussent suffisamment dotées. Enfin, en 1635, la mère Renée de Livenne de Verville acheta d'un particulier nommé Barbier une maison située au lieu dit Belle-chasse; et l'année suivante, la duchesse de Croy les gratifia de 2000 liv. de rente. On acheva, dans cette même année, de bâtir leur monastère, où elles entrèrent le 20 octobre. Des lettres-patentes, données en 1637, confirmèrent cet établissement, qu'elles qualifient «Chanoinesses régulières de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, sous la règle de Saint-Augustin.» Ces religieuses ont augmenté depuis leurs jardins, leurs bâtiments, et fait reconstruire leur chapelle, qui fut bénite en 1673[319].