Note 367 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. (continued 2)
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Vis-à-vis le Gros-Caillou, étoit une île assez grande, qu'un très petit courant d'eau séparoit du rivage, et qu'on y a réunie en comblant cet espace. Cette île s'étoit formée par la réunion de plusieurs autres, et par des atterrissements, que l'amas des sables et les dégradations de ces petites îles avoient occasionnés. On nommoit île de Grenelle celle qui faisoit face à la Longue Raie; elle s'accrut depuis par l'adjonction de l'île des Treilles, qui étoit au-dessus, et de l'île aux Vaches, qui étoit au-dessous. Dès 1494, on l'appeloit île Maquerelle, nom dont on n'a pu découvrir jusqu'à présent ni l'origine ni l'étymologie[367]. Jaillot dit avoir lu, dans les archives de l'abbaye Saint-Germain, que la plus grande partie de cette île étoit en prés, et que les soldats alloient s'y exercer, ce qui causa un assez grand dommage pour que les religieux prissent la résolution de l'affermer à divers particuliers, qui séparèrent leurs portions par des haies, des fossés, ou des rigoles, ce qui formoit autant de petites îles. Ce lieu fut destiné, dans le seizième siècle, et par arrêt, à servir de sépulture aux pauvres décédés à l'Hôtel-Dieu; mais cet arrêt ne fut point exécuté. Le nom d'île des Cygnes lui vient de ce qu'au commencement de ce siècle, on y avoit placé quelques oiseaux de cette espèce[368].