← Table of contents
Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 6/8)

Note 519 — QUARTIER S.-ANDRÉ-DES-ARCS.

Reading edition

Tous nos historiens prétendent qu'au lieu même où fut bâtie l'église Saint-André étoit, au sixième siècle, une chapelle de Saint-Andéol; et en effet il en est fait mention dans la charte de fondation de Saint-Germain en 558, et dans une vie de saint Doctrovée, écrite par Gislemar vers la fin du onzième siècle. Cependant l'abbé Lebeuf et Jaillot combattent cette opinion; et les raisons sur lesquelles ils établissent leur doute sont soutenues de plus de recherches et d'érudition que n'en mérite une question aussi peu importante. Les recherches qu'a faites ce dernier critique sur l'origine du surnom de cette église sont sans doute plus utiles et plus curieuses: il prétend que d'abord elle n'en eut point, et qu'en effet cette addition étoit inutile, puisqu'elle étoit alors, et qu'elle a été jusqu'à la fin la seule basilique qui existât sous l'invocation de cet apôtre. En 1220, elle est appelée dans un acte, S. Andreas in Laaso; en 1254, 1260, 1261, 1274, on lit S. Andreas de Assiciis, de Arciciis, de Assibus, de Arsiciis; et S. Andreas sans aucun surnom dans la transaction passée, en 1272, entre Philippe-le-Hardi et l'abbaye Saint-Germain[519]. Il est vrai qu'un titre de 1284 l'offre pour la première fois avec le surnom de Arcubus; mais comme les noms de Assiciis et Arciciis ont été donnés au territoire de Laas dès 1194, ce critique ne doute point que le nom des Arcs ne vienne originairement de ce nom de Laas, qu'on a successivement altéré et corrompu; il réfute du reste les conjectures de D. Félibien et de l'abbé Lebeuf, qui veulent que le vrai surnom soit des Ars, et qui prétendent en trouver l'origine dans l'incendie fait par les Normands de tous les dehors de la Cité, et principalement des édifices bâtis sur la rive méridionale, qui étoit alors très-peuplée.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings