Note 491 — QUARTIER S.-ANDRÉ-DES-ARCS.
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Les religieux de cette maison sont ainsi appelés pour n'être pas confondus avec les religieux du même ordre établis à Paris, et qu'on nomme Augustins-Réformés de la province de Bourges, ou Petits-Augustins, et Augustins-Réformés ou Petits-Pères[491]. Ces religieux, dans leur origine, n'étoient connus que sous le nom d'Ermites de Saint-Augustin; mais il faut absolument rejeter l'opinion qui fait remonter leur institution jusqu'à ce Père de l'église, opinion adoptée et soutenue par quelques personnes qui pensoient, très-mal à propos, que le mérite principal d'un ordre étoit dans son antiquité ou dans la célébrité de son fondateur. Au douzième siècle, c'est-à-dire environ sept cents ans après la mort de saint Augustin, on voit se former en Italie quelques congrégations d'ermites, qui d'eux-mêmes prennent le titre que nous venons de citer: c'est tout ce qu'il est possible de savoir d'authentique sur le premier établissement de cet ordre. La plus ancienne de ces congrégations est celle des Jean-Bonites, ainsi appelés parce qu'ils eurent pour instituteur le B. Jean-Bon de Mantoue. Ils furent approuvés et mis sous la règle de Saint-Augustin par une bulle d'Innocent IV, du 17 janvier 1244. D'autres ermites prirent leur nom du lieu où ils s'étoient établis, comme les Brittiniens et les Fabals, quelques-uns de la forme de leurs habits, tels que les Sachets[492]. Innocent IV avoit inutilement tenté de rassembler sous une seule règle toutes ces petites congrégations de différents ordres, ou pour mieux dire qui n'étoient d'aucun: Alexandre IV, son successeur, fut plus heureux; et dès l'an 1256, ces ermites, réunis en chapitre général, s'étant soumis à la règle de Saint-Augustin, élurent pour chef de l'ordre Lanfranc Septala, général des Jean-Bonites. On fit des réglements; l'ordre fut divisé en quatre provinces, et une bulle du 13 avril de la même année confirma tous ces actes du chapitre.