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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 5/8)

Note 4 — QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT.

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Ce fut pendant cette guerre que commencèrent à se faire connoître les deux chefs de la maison de Lorraine, François, duc de Guise et le cardinal son frère; et que l'on vit se développer dans le premier de ces deux princes les qualités héroïques qui depuis lui firent jouer un si grand rôle dans les affaires de l'état. (1553) Placé par sa belle défense de Metz, qui fut son premier fait d'armes, au rang des plus habiles et des plus valeureux capitaines, il avoit été, immédiatement après, chargé de la guerre d'Italie, guerre entreprise de concert avec le pape, et dont le résultat devoit être pour la France la conquête du royaume de Naples, mais qui n'aboutit qu'à montrer combien étoit douloureuse la position du père commun des files, ainsi pressé entre deux puissants rivaux qu'il ne pouvoit s'empêcher de considérer l'un et l'autre comme les ennemis des libertés de l'Italie, et dont les secours ne le menaçoient pas moins que les hostilités. Il arriva donc que, mal secondé par la cour de Rome, qui commençoit à négocier secrètement pour la paix avec le duc d'Albe, général des troupes espagnoles, le duc de Guise se trouvoit déjà dans une situation désagréable et embarrassante, lorsque la bataille désastreuse de Saint-Quentin[4], perdue par la faute du connétable, le fit rappeler en France comme le seul homme qui, dans de telles extrémités, fût capable de rétablir les affaires. Nommé lieutenant-général du royaume, une suite non interrompue de victoires et l'événement décisif de la prise de Calais prouvèrent qu'il étoit digne de cette haute mission qui lui avoit été confiée. Devenu l'idole d'un peuple qui le considéroit avec juste raison comme l'instrument de son salut, le crédit de sa maison, déjà si grand à la cour, s'accrut encore par le mariage qui se fit alors de sa nièce, la reine Marie d'Écosse, avec l'héritier présomptif de la couronne; et toutes les factions qui agitoient cette cour, s'éclipsèrent devant celle des Guises et de la duchesse de Valentinois. (1559) Ce fut au milieu de ces succès éclatants et lorsque la France commençoit à reprendre un ascendant marqué sur l'Espagne, que Henri signa avec son nouveau roi, Philippe II, la paix de Cateau-Cambrésis, paix qui fit murmurer alors ceux qu'éblouissoit la gloire dont la France venoit de se couvrir; que depuis quelques historiens superficiels, qui ne voient de prospérité pour les états que dans l'étendue de leurs conquêtes, ont appelée désastreuse et déshonorante; mais que de meilleurs esprits ont jugée un acte de prudence et de véritable politique, et dans laquelle la France même, en ayant l'air de faire des sacrifices, conserva réellement tous les véritables avantages que la guerre et la victoire lui avoient procurés[5].

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