Note 366 — QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT. (continued 4)
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Il nous reste maintenant à dire un mot sur l'institution des nombreux colléges répandus dans les quartiers que nous allons décrire. Uniquement fondés d'abord pour servir de retraite à de pauvres écoliers, on trouva bientôt qu'il seroit utile d'en étendre l'usage à tous les élèves de l'Université. Ces jeunes gens, qui affluoient à Paris de toutes les parties de l'Europe, n'avoient eu jusque là d'autre ressource que de se loger chez les bourgeois; et l'on s'apercevoit depuis long-temps des inconvénients qui en résultoient pour la discipline et les bonnes mœurs. «Dans une même maison, dit un auteur du temps[366], au premier étage sont des écoles; et en bas des lieux de débauche.» L'extrême différence qui se faisoit remarquer entre la tenue des boursiers et celle de cette pétulante jeunesse ainsi livrée à elle-même, fit naître la pensée de réunir également sous un même toit et sous l'autorité d'un maître commun, les jeunes étudiants d'un même pays ou d'un même ordre. Alors les colléges commencèrent à se multiplier, lentement d'abord dans le treizième siècle, mais très-rapidement dans le suivant; et c'est de cette dernière époque que date le plus grand nombre de ces fondations.