Note 350 — QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT. (continued 4)
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Sous le règne de Philippe-Auguste, qui protégea des lettres, et dont l'affection fut grande pour l'Université, cette compagnie commença à prendre un caractère d'indépendance plus marqué. Le chancelier de l'église de Paris, qui effectivement avoit seul le droit de donner la permission d'enseigner dans toute l'étendue du territoire soumis à la juridiction de la cathédrale, voulut porter plus loin ses prétentions, exiger une redevance en argent pour la concession de la licence, astreindre les maîtres à lui jurer obéissance, renfermer l'étude de la théologie et du droit canon dans les écoles épiscopale et claustrale dont il avait l'intendance, enfin soumettre entièrement ce grand corps à sa juridiction. Loin d'y réussir, il fournit ainsi une occasion à l'Université de mieux établir qu'elle ne l'avoit fait jusqu'alors ses priviléges et immunités. Elle s'adressa directement au pape, qui se déclara lui-même son suprême législateur, lui donna des statuts par son légat[350], s'établit le défenseur de ses droits, et l'arracha ainsi sans retour à l'influence du chancelier et de l'évêque. Dès ce moment, elle ne reçut plus d'ordres que de la cour de Rome; et nos rois, respectant en elle l'autorité sainte qui la protégeoit, n'usèrent long-temps de leur puissance que pour lui accorder des priviléges nouveaux, et non, comme ils l'ont fait depuis, pour lui donner des lois.