Note 316 — QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT. (continued 4)
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Une charte de Charles-le-Simple, de l'année 918, qui confirme aux frères de Saint-Marcel la restitution et donation que leur avoit faite l'évêque Théodulphe de plusieurs maisons ou métairies (manses) situées autour de leur monastère, a fait penser à Piganiol et à dom Félibien que cette église avoit d'abord été desservie par des moines. Jaillot combat cette assertion, 1o en rappelant la remarque déjà faite, que le terme de monastère, monasterium, cœnobium, a été souvent employé pour désigner une église collégiale, et même une paroisse; 2o que le nom de frères s'appliquoit aux chanoines et aux prêtres qui vivoient en commun ainsi qu'aux religieux[316]; 3o enfin, et cette dernière preuve est péremptoire, qu'on ne trouve aucun acte qui fasse mention des moines de Saint-Marcel ni de l'époque à laquelle on leur auroit substitué des chanoines; que la charte même de Charles-le-Simple, confirmée en 1046 par Henri Ier, prouve contre cette assertion, puisqu'on y trouve le nom d'Hubert, doyen de Saint-Marcel, etc. Une foule d'autres titres viennent à l'appui de celui-ci, et donnent à l'opinion de ce critique le dernier degré d'évidence.