Note 162 — QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT. (continued 3)
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Sur ces entrefaites, le cardinal de Bourbon mourut[162]. Il sembloit que cette mort dût ôter à Mayenne tout prétexte d'exercer le pouvoir suprême qu'il ne s'étoit attribué qu'au nom de ce roi captif, et que le roi d'Espagne dût être également embarrassé d'envoyer désormais des secours aux ligueurs, qu'il n'avoit aidés jusqu'alors que comme sujets de Charles X, et combattant pour délivrer leur souverain. Mais au fond, la situation étoit la même, puisque l'hérésie de Henri IV étoit le seul motif qui, aux yeux du parti catholique, l'avoit fait exclure du trône: on sembla même n'y voir qu'une occasion de donner plus d'éclat encore à cette exclusion; et ce fut à la Sorbonne que l'on s'adressa encore pour obtenir une décision solennelle sur ce point important. Ainsi fut rendu le décret fameux par lequel elle déclara «Henri de Bourbon, hérétique relaps, fauteur d'hérétiques, et quand bien même il obtiendroit son absolution, incapable de succéder au trône.» Décision inouïe jusqu'alors, par laquelle cette compagnie mettoit son autorité au-dessus même de celle du pape[163], s'emparoit du pouvoir spirituel qu'elle déclaroit ouvertement populaire, et imprimoit à la ligue, et particulièrement à celle de Paris, le caractère de révolte qui, jusqu'à un certain point, a justifié les reproches que lui adressent ses détracteurs. Toutefois, et l'on ne sauroit se lasser de le redire, ce pouvoir usurpé se montroit ici ce que les rois eux-mêmes l'avoient fait; c'étoit au profit de leur despotisme qu'ils avoient enfin secoué le joug du chef de la religion: ils avoient créé l'anarchie dans l'Église, et ils en subissoient toutes les conséquences.