Note 15 — QUARTIER SAINT-MARTIN.
Reading edition
Elle se passa au camp des confédérés, où les députés de la ville de Paris furent reçus avec l'appareil le plus imposant[15]. Le comte de Dunois parla au nom des princes: sa harangue, dans laquelle la personne du roi fut très-maltraitée, et la violence de son gouvernement peinte sous les couleurs les plus odieuses, se termina par une apologie de la conduite des princes «que tant d'abus avoient réduits à prendre les armes, et à se rendre à Paris pour demander le commun jugement des François et l'assemblée des trois états, afin de remédier aux vices de l'administration: que vraiment Loys étoit leur roi, mais qu'à leur dignité appartenoit de l'exhorter et admonester de suivre les traces de ses prédécesseurs, de se conformer aux lois, et d'avoir pitié du peuple.» À ces plaintes et aux promesses d'un meilleur avenir étoient entremêlées des menaces de livrer les environs de la capitale à tous les ravages de la guerre, si l'on persistoit à leur en refuser l'entrée.