Note 214 — QUARTIER SAINT-EUSTACHE.
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Il y a lieu de penser que, peu de temps après la dernière de ces deux époques, cette chapelle fut érigée en paroisse, pour la commodité du grand nombre d'habitants qui demeuraient aux environs; car, dès l'an 1223, on la trouve qualifiée du titre d'Ecclesia sancti Eustachii. On voit en outre dans l'histoire de Paris que des contestations élevées entre Guillaume de Varzi, doyen de Saint-Germain, et le prêtre ou curé de cette église, furent terminées au mois de juillet de la même année 1223[214]; et l'on présume qu'ayant déjà été rebâtie et agrandie, elle avoit été dédiée sous le nom de saint Eustache, parce qu'elle possédoit sans doute quelques reliques de ce saint, qui souffrit le martyre à Rome, mais dont le corps étoit déposé, depuis environ un siècle, dans l'abbaye de Saint-Denis. Forcés de choisir entre des conjectures, celle-ci nous paroît beaucoup plus vraisemblable que ce qui a été avancé sans aucune preuve par l'auteur anonyme d'une vie de saint Eustase, abbé de Luxeu. Cet auteur prétend que «l'Église de Saint-Eustache doit son titre à une chapelle consacrée sous l'invocation de saint Eustase, qui existoit depuis plusieurs siècles près de celle de Sainte-Agnès, et que le peuple, altérant la prononciation d'Eustase, en avoit fait Eustache, lequel se trouve écrit dans les anciennes chroniques saint Wistasse, saint Vitase, et saint Huitace[215].» Cette opinion a été rejetée par tous les historiens de Paris.