Note 517 — QUARTIER DU PALAIS-ROYAL.
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Toutes ces assertions semblent peu exactes. 1o Il est impossible d'accorder que la porte Neuve, qui étoit presque dans l'alignement de la rue Saint-Nicaise, et celle de la Conférence, située au bout des Tuileries, aient été la même porte. 2o Il n'est guère probable que cette dernière subsistât sous François Ier, ni même sous les deux, règnes suivants, puisque le jardin des Tuileries n'existoit pas encore. 3o Il n'y a guère d'apparence qu'elle doive son nom aux conférences de Surène, puisque l'historien qui rapporte cette opinion prétend qu'elle ne fut bâtie que quarante ans après ces conférences; et du reste il est certain qu'elle ne peut l'avoir reçu de celles qui précédèrent en 1659 la paix des Pyrénées; car elle se trouve déjà figurée sur des plans qui ont été tracés en 1608 et 1620[517], et désignée sous ce nom dans différents mémoires qui ont également paru avant cette époque; 4o Le raisonnement que l'on fait pour prouver qu'elle n'existoit pas sous Henri III, parce qu'il sortit de Paris par la porte Neuve[518], ne peut paroître valable, puisqu'il est dit que le roi, après être sorti par cette porte, se rendit au Jardin des Tuileries, aux Feuillants, etc. Cette circonstance ne prouve clairement qu'une chose, c'est que la porte Neuve n'étoit pas la même que celle de la Conférence, située en-deçà du palais et du jardin; et dire que les historiens qui ont rapporté ce fait n'ont pas parlé de cette dernière porte, ce n'est pas démontrer qu'elle ne fût pas déjà bâtie à cette époque.