Note 433 — QUARTIER DU PALAIS-ROYAL.
Reading edition
À peine cette contestation étoit-elle réglée, qu'il s'en éleva une nouvelle entre le proviseur et les écoliers d'une part, et les chanoines de l'autre, à l'occasion des biens fondés par Robert de Dreux et par ses enfants. À cette époque, tout étoit commun entre eux, les bâtiments et l'église. Le résultat de leurs démêlés fut un partage entre les chanoines et l'hôpital, dans lequel la rue Saint-Thomas du Louvre devint la limite des propriétés divisées. Alors les écoliers et le proviseur voulurent avoir une église particulière et un cimetière, ce qui leur fut accordé par l'évêque, sans préjudice des droits du curé de Saint-Germain. Dans les lettres qui leur furent expédiées à ce sujet, et qui sont de 1217[433], ils sont appelés le recteur et les frères de l'hôpital de Saint-Thomas du Louvre; mais leur nouvelle maison prit le titre de l'hôpital des pauvres écoliers de Saint-Nicolas du Louvre[434]. À la fin du treizième siècle, cet établissement étoit composé d'un maître ou proviseur, d'un chapelain et de quinze boursiers. On y ajouta par la suite un second chapelain[435]; et en 1350 on y fonda trois nouveaux boursiers. Il subsista dans cet état jusqu'au 25 juillet 1541, époque à laquelle Jean du Bellay, évêque de Paris, supprima le maître et les boursiers, et érigea ce collége en chapitre, composé d'un prévôt et de quinze chanoines, qui ont été réunis en 1740 à ceux de Saint-Thomas du Louvre. Sans entrer dans les contestations peu importantes qui se sont élevées entre les historiens de Paris sur les prébendes de cette dernière église et sur leurs fondations, il nous suffira de dire qu'en 1728 on comptoit, dans la collégiale de Saint-Thomas, onze canonicats, et que, lors de la réunion, les arrangements nouveaux qui en résultèrent portèrent le nombre de ses membres à quatorze; ce qui dura jusqu'en 1749.