Note 449 — QUARTIER DU PALAIS-ROYAL.
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On devoit aussi au duc d'Orléans, régent, le jardin de ce palais, jadis le rendez-vous de la meilleure compagnie de Paris, et la promenade la plus brillante et la plus fréquentée de cette capitale. Du temps du cardinal de Richelieu, c'étoit un terrain de la plus grande irrégularité, qui contenoit un mail, un manége et deux bassins, le tout disposé sans ordre et sans symétrie. Il ne fut replanté qu'en 1730, et ce fut un neveu de Le Nôtre[449] que l'on chargea de cette entreprise. Sans prétendre faire un jardin égal à celui des Tuileries, composé par son oncle, il mit dans l'ordonnance de celui-ci de la grandeur et de la simplicité. Deux belles pelouses bordées d'ormes en boules accompagnoient de chaque côté un grand bassin placé dans une demi-lune ornée de treillages et de statues en stuc, la plupart de la main de Leremberg. Au-dessus de cette demi-lune régnoit un quinconce de tilleuls dont l'ombrage étoit épais et agréable. La grande allée surtout formoit un berceau vraiment délicieux et impénétrable au soleil. Toutes les charmilles y étoient taillées en portique. C'étoit cette partie du jardin que les promeneurs fréquentoient de préférence.