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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 2/8)

Note 308 — QUARTIER DU LOUVRE. OU SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS.

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Le même écrivain qui nous apprend que cette église fut rebâtie par le roi Robert, a jeté quelques auteurs, même modernes, dans une erreur assez grave, en la désignant sous le nom de Monasterium: ils en ont conclu qu'il y avoit anciennement des religieux à Saint-Germain. Il est vrai qu'on entend aujourd'hui par le mot de monastère un lieu habité par des religieux et par un supérieur qui les commande; mais alors on appeloit aussi monastère toute église collégiale ou paroissiale, parce que les chanoines et les prêtres qui les desservoient pratiquoient la vie commune: ils sont ainsi appelés, dit Dubreul, propter convictum communem quem primitùs habebant[308]. Il en est de même du nom d'abbé, qui, dans sa véritable étymologie, signifie père, et qui, depuis, a été affecté spécialement aux archimandrites ou chefs et supérieurs des maisons religieuses. Dubreul soutient donc avec raison que l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois n'a jamais eu d'abbé, mais un doyen et un certain nombre de chanoines. D'ailleurs une charte authentique d'Imbert, évêque de Paris, donnée en 1030, et confirmée en 1108 par celle de Galon, un de ses successeurs, désignant les ecclésiastiques qui desservoient cette église, leur donne cette qualité de Chanoines; ce qui prouve que, quand bien même des religieux l'eussent desservie dans l'origine, son état étoit déjà changé sous Robert, malgré le titre de monastère que lui donne l'historien de ce prince.

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