Note 267 — QUARTIER DU LOUVRE. OU SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS.
Reading edition
Cette facilité qu'il y avoit à égarer les dernières classes du peuple, n'empêchoit point la reine de favoriser l'affranchissement des serfs; et l'un des derniers actes de sa régence fut d'obtenir du chapitre de Paris qu'il donnât la liberté à un grand nombre de ceux qu'il avoit sous sa dépendance, moyennant une somme d'argent dont elle fixa la quotité. L'usage de ces affranchissements s'étoit déjà établi sous les règnes précédents, et les rois en avoient les premiers donné l'exemple dans leurs propres domaines. Ils se multiplièrent sous le règne de saint Louis: à l'exemple du chapitre de Paris, plusieurs abbayes fixèrent à leurs serfs un prix pour l'acquisition de leur liberté. Quelques seigneurs firent comme eux, pour se rendre agréables au roi; et l'abbaye Saint-Germain se distingua dans cette circonstance en affranchissant les siens pour une somme extrêmement modique[267].