Note 264 — PYRAMIDE DE JEAN CHÂTEL.
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Sur les plaintes modestes que lui porte le général des jésuites de cet injuste arrêt, que répond-il encore? «Qu'il en étoit marry, mais qu'il pouvoit l'assurer que le roi n'y avoit aucune part;» puis il ajoute, et ceci est très-remarquable: «Que la cour du parlement faisoit des arrests sans en demander congé ni advis à Sa Majesté; et quand le roi eût été dans Paris même, il n'en eût rien sçu avant que ledit arrest eust été donné: beaucoup moins l'avoit-il pu sçavoir en étant loin, et en un siége[264].» Du Perron confirme dans une autre occasion ce qu'avoit dit d'Ossat, que le bannissement des jésuites ne provenoit d'aucune impulsion de Sa Majesté[265]. Le duc de Luxembourg, ambassadeur à la cour de Rome quelques années après, fait de même tous ses efforts pour persuader au pape que le roi n'avoit aucune part aux arrêts portés contre les jésuites; enfin, l'année même de leur bannissement, on propose à Henri IV un jésuite pour légat en France[266]: il l'accepte volontiers. Ce jésuite meurt l'année suivante; le roi se montre très-sensible à sa perte, et lui fait rendre après sa mort des honneurs qui témoignent l'estime singulière qu'il en faisoit[267].