Note 414 — HÔTEL-DIEU.
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Quoique ce nom de Maison de Dieu, employé dans ces réglements et dans une infinité de titres de la même époque, ne signifie pas une maladrerie, mais une maison d'hospitalité, et que l'Hôtel-Dieu ne soit pas autrement désigné dans le testament de saint Louis[414] et dans plusieurs auteurs contemporains, il est certain cependant qu'avant la fin du douzième siècle, on y prenoit déjà soin des malades, comme on l'a toujours fait depuis[415]. En cherchant l'origine de cette nouvelle destination de l'Hôtel-Dieu, un auteur[416] a pensé qu'elle pourroit bien venir d'un statut du chapitre de Notre-Dame, donné en 1168, par lequel il fut réglé que tous les chanoines qui décéderoient ou quitteroient leurs prébendes, donneroient à cet hôpital un lit garni[417]. Cette multiplication des lits facilita sans doute la réception des malades; et trente ans après, on lit dans un acte par lequel Adam, clerc du roi, lègue à l'Hôtel-Dieu deux maisons dans Paris, qu'il ne fait ce don que sous la condition qu'au jour de son anniversaire il sera accordé, sur leur produit, à ceux seulement qui seront malades, tout ce qu'il leur viendra dans la pensée de manger, pourvu qu'on en puisse trouver, ajoute naïvement le donataire. Eâ conditione, quòd ægrotantibus tantùm prædicti hospitalis quicquid cibariorum in eorum venerit desiderio, si tamen possit inveniri, de totali proventu domorum, in die anniversarii ejus detur.