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Storia degli Italiani, vol. 10 (di 15)

Note 150 — CAPITOLO CXLII. Poeti del secolo d’oro. Il teatro.

Reading edition

Molière copiò molto dal Candellajo di Giovanni Bruno, dall’Assiuolo di Gianmaria Cecchi, dai Suppositi dell’Ariosto, dall’Emilia di Luigi Grotto, dalla Trinuzia del Firenzuola.

Nella Memoria, premiata dall’Accademia francese il 1852 intorno all’Influenza dell’Italia sulle lettere francesi, Rathery scrive: C’est par le côté régulier que le théâtre italien a dû plaire à l’école de Ronsard et de Dubelloy. C’est là que Lazare de Baïf, Thomas Sebilet, Jodelle et Garnier puisèrent leurs imitations de sujets grecs..... Pour compléter la ressemblance, il y eut aussi chez nous, à côté de cette école classique, une autre veine comique plus franche, et qui, bien que représentée par un auteur italien d’origine, peut passer pour la chaîne qui relie à Molière nos vieux gabeurs français. Pierre de Larivey (L’Arrivato) était fils d’un des Giunti, cette famille d’imprimeurs florentins ou vénitiens, venu à Troyes à la suite d’artistes ou de banquiers du même pays. Son théâtre se compose de traductions ou d’imitations d’italien, non pas de pièces régulières, mais des imbroglio, improvisades, commedie dell’arte, parade de la foire: en un mot, de tout ce répertoire anonyme et non imprimè, qui subsista de tout temps en Italie à côtè du théâtre classique. Tel est le fond qui, chez Larivey, s’échauffe de la verve gauloise, et s’assaisonne du sel champenois.

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