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Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, Tome troisième

Note (retour) — PARIS,

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Le surlendemain, le comte Strogonoff vint chez moi de la part de l'empereur, qui me commandait de faire son portrait en buste et son portrait à cheval. À peine cette nouvelle se fut-elle répandue, qu'une foule de personnes de la cour accoururent chez moi pour me demander des copies, soit à cheval, soit en buste, peu importait, pourvu qu'on eût le portrait d'Alexandre. Dans tout autre temps de ma vie cette circonstance m'offrait un moyen de faire ma fortune; mais hélas! mes souffrances physiques, sans parler de souffrances morales dont j'étais encore tourmentée, ne me permirent pas d'en profiter; le triste état de ma santé s'aggravait tous les jours. Me sentant hors d'état de commencer le portrait en pied, je pris le parti de faire au pastel le buste de l'empereur et celui de l'impératrice; ils devaient me servir plus tard à faire les portraits en grand, soit à Dresde, soit à Berlin 17, si je me voyais forcée de quitter Pétersbourg; bientôt en effet mes maux devinrent intolérables; le médecin que je consultai m'assura que j'avais des obstructions, et m'ordonna d'aller prendre les eaux de Carlsbad.

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