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Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, Tome troisième

Note (retour) — PARIS,

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Je dînai aussi chez un prince Galitzin 15, que ses manières affables et polies faisaient généralement rechercher: quoiqu'il fût trop âgé pour se mettre à table avec ses convives, qui étaient au nombre de quarante personnes, le dîner, exquis et extrêmement abondant, n'en dura pas moins plus de trois heures, ce qui me fatigua cruellement, d'autant plus que j'étais placée en face d'énormes fenêtres dont le jour m'aveuglait. Ce festin me parut insupportable; en compensation, j'avais eu le plaisir, avant de me mettre à table, de parcourir une très belle galerie qui contenait de bons tableaux de grands maîtres, mélangés, il est vrai, de tableaux assez médiocres. Le prince Galitzin, que l'âge et la souffrance retenaient dans son fauteuil, avait chargé son neveu de m'en faire les honneurs. Ce jeune homme, qui ne se connaissait pas en peinture, se bornait à m'expliquer de son mieux les sujets, et j'eus peine à m'empêcher de rire quand, devant un tableau qui représentait Psyché, ne pouvant prononcer ce nom, il me dit: «Celui-ci est Fiché.»

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