Note (retour) — PARIS,
Reading edition
Lorsque je songeai à retourner chez moi, j'allai d'abord avec M. Ducrest reconnaître les lieux. Quoique les vitres n'eussent point été remises, toute la maison conservait encore une si forte odeur de feu et de fumée, qu'il était impossible de penser à l'habiter si tôt. J'en étais extrêmement contrariée, lorsque le comte Orloff 13, avec cette obligeance qui vraiment est naturelle aux Russes, vint m'offrir de me prêter une maison à lui qui se trouvait libre. J'acceptai l'offre, et j'allai m'établir dans ce nouveau logis, où, par parenthèse, il pleuvait tellement, que la maréchale Soltikoff, qui vint m'y voir, désirant rester quelques instans dans la salle où mes tableaux étaient exposés, me demanda un parapluie. Malgré ce désagrément d'un nouveau genre, je suis restée dans cette maison jusqu'à mon départ.