Note (retour) — PARIS, (continued 2)
Reading edition
J'allai voir aussi la comtesse de Ségur. Je la trouvai seule et fort triste; son mari n'avait pas encore de place, et tous deux vivaient très gênés. Plus tard, à mon retour de Londres, lorsque Bonaparte fut empereur, il nomma le comte de Ségur maître des cérémonies 26, ce qui leur donna beaucoup d'aisance. Je me rappelle qu'à cette époque, ayant été la voir un soir vers les huit heures, et la trouvant toute seule, elle me dit: «Vous ne croiriez pas que j'ai eu vingt personnes à dîner? ils sont tous partis après le café.» J'en fus en effet assez surprise; car avant la révolution, la plupart des gens que l'on avait à dîner restaient avec vous jusqu'au soir, ce que je trouvais beaucoup plus sociable que la méthode actuelle.