Note 98 — Chapter III · ANCESTRY OF SHAKESPEARE’S ROMAN PLAYS
Reading edition
Vive Dieu! vous ne m’auriés sceu rien mander qui me fust plus agréable que la nouvelle du plaisir de lecture qui vous a prins. Plutarque me soubrit toujours d’une fresche nouveauté; l’aymer c’est m’aymer, car il a esté longtemps l’instituteur de mon bas age: ma bonne mère à laquelle je doibs tout, et qui avoit une affection si grande de veiller à mes bons deportmens, et ne vouloit pas (ce disoit-elle) voir en son filz un illustre ignorant, me mist ce livre entre les mains, encores que je ne feusse à peine plus un enfant de mamelle. Il m’a esté comme ma conscience et il m’a dicté à l’oreille beaucoup de bonnes honestetés et maximes excellentes pour ma conduite, et pour le gouvernment de mes affaires.