Note 30 — IV LES GAMBUSINOS
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Ce mode de pansement, emprunté aux Indiens, est des plus étranges et mérite d’être décrit. Le pays abonde en fourmis d’une grosseur peu commune, mais dont la piqûre n’a rien de venimeux. On en recueille une certaine quantité dans un verre profond, puis, quand on a étanché le sang qui coule de la blessure, on en rapproche soigneusement les deux lèvres, qu’on expose à la morsure de ces insectes. Quand les deux antennes, ou tenailles, dont leur tête est garnie se sont enfoncées de côté et d’autre, on sépare avec les deux ongles le corselet à l’endroit où il se joint à la partie postérieure du corps ; la fourmi, en expirant, enfonce plus profondément ses tenailles, qui restent ainsi fixées sur l’une et l’autre lèvre de la plaie. Des herbes aromatiques écrasées, entre autres l’oregano, servent à diminuer l’inflammation.