Note 167 — VI LE GRAND DÉPART
Reading edition
Renan, les Apôtres, p. 232, interprète d’une façon arbitraire et injuste l’isolement de Paul comme la démarche de Barnabé : « Paul était à Tarse dans un repos qui, pour un homme aussi actif, devait être un supplice… Il se rongeait lui-même et restait presque inutile. Barnabé sut appliquer à son œuvre véritable cette force qui se consumait en une solitude malsaine et dangereuse… Gagner cette grande âme rétractile, susceptible ; se plier aux faiblesses, aux humeurs d’un homme plein de feu, mais très personnel,… c’est là ce que Barnabé fit pour Saint Paul. La plus grande partie de la gloire de ce dernier revient à l’homme modeste qui le devança en toutes choses, s’effaça devant lui… empêcha plus d’une fois ses défauts de tout gâter et les idées étroites des autres de le jeter dans la révolte. »