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Robert Burns. Vol. 2, Les Oeuvres

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE I.

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Hier matin, j'étais éveillé et dehors de bonne heure; J'étais appuyé contre un mur bas, regardant au hasard, Je vis ma Meg arriver, légère, à travers les prés; Je voyais ma Meg, mais Meg ne me voyait pas, Car le soleil cheminait encore à travers le brouillard, Et elle fut tout près de moi avant qu'elle le sût. Ses jupes étaient relevées, et montraient joliment Ses jambes droites et nues, plus blanches que la neige. Ses cheveux, retroussés dans leur filet, étaient lissés; Les boucles de ses tempes se jouaient sur ses joues, Ses joues si rouges, et ses yeux si clairs, Et Ô! sa bouche a plus de miel qu'une poire. Elle était nette, nette dans son corsage de futaine propre; Comme elle marchait, glissait, dans l'herbe emperlée, Joyeux, je m'écriai: «Ma jolie Meg, viens ici; Je m'émerveille pourquoi tu es dehors si tôt, Mais je le devine, tu vas cueillir de la rosée.» Elle s'enfuit et me dit: «Qu'est-ce que cela vous fait?» «Eh bien, bon voyage, Meg Dorts, comme il vous plaira,» Lui dis-je insoucieusement, et je sautai le mur pour rentrer. Je t'assure, quand elle vit cela, en un clin d'œil, Elle revint avec une commission inutile, Me malmena d'abord, puis me demanda d'envoyer mon chien Pour ramener trois brebis égarées, perdues dans le marais. Je me mis à rire, ainsi fit-elle; alors, rapidement, Je jetai mes bras autour de son cou et de sa taille, Autour de sa taille pliante, et je pris une quantité De baisers très doux sur sa bouche brillante. Tandis que je la tenais, dur et ferme, dans mes bras, Mon âme elle-même bondissait à mes lèvres. Fâchée, très fâchée, elle me grondait entre chaque baiser, Mais je savais bien qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait[195].

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