Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE I.
Reading edition
D'autre part, c'est peut-être le voisinage de la ville d'Ayr qui éveilla en Burns les sentiments de patriotisme rétrospectif par lesquels il est cher aux cœurs écossais. Ayr est une ville à souvenirs historiques. C'est là que William Wallace, le héros et le martyr de l'indépendance écossaise, à ce que raconte la légende, brûla 5.000 Anglais dans les magasins à grains qu'on appelait les granges d'Ayr. Le nom de William Wallace était resté vivant dans la contrée et sa vie était un des livres de lecture populaire. Un des premiers livres que Burns ait lus était une vie de Wallace que lui avait prêtée un forgeron, et lui-même raconte l'effet qu'il en ressentit. «La vie de Wallace versa dans mes veines un enthousiasme écossais qui y bouillonnera jusqu'à ce que les écluses de la vie se ferment dans le repos éternel.[10]» Ajoutez que c'est dans le district voisin du Carrick que Robert Bruce, le continuateur de Wallace, le vainqueur de Bannockburn se révolta et a d'abord «brandi sa lance[11]». C'est peut-être à ces premières impressions que les Écossais doivent l'Ode de Bruce à ses soldats.