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Robert Burns. Vol. 1, La Vie

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE I.

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De ces écoles de villages, il arrivait que des élèves plus méritants allaient jusqu'à une des Universités. Au prix de quels sacrifices et de quelles privations! Il fallait vraiment que la flamme sacrée brûlât en eux. Les classes étaient ouvertes cinq mois par an; le reste du temps, ils enseignaient eux-mêmes ou revenaient travailler la terre pour gagner leurs maigres dépenses. Ils recevaient, pendant leurs termes, par les voituriers, leurs provisions de pain d'avoine et de pommes de terre; ils vivaient avec cela; aux vacances, ils regagnaient à pied la maison du père[21]. Boswell raconte qu'étant dans l'île de Col, il vit un fermier dont le fils allait chaque année à pied à Aberdeen, pour son éducation, et en revenait dans l'été, servir de maître d'école dans l'île, traversant ainsi deux fois l'Écosse d'une mer à l'autre. «Il y a quelque chose de noble, dit le Dr Johnson, dans ce jeune homme qui fait une marche de deux cents milles, et autant pour revenir, par amour du savoir[22]». «L'éducation est une passion en Écosse», dit Froude en racontant l'histoire, touchante aussi, de l'éducation d'un autre grand Écossais, Thomas Carlyle[23]. C'est ainsi qu'ont été élevés beaucoup des hommes qui ont fait honneur à l'Écosse.

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