Note 25 — RELATION DES CHOSES DE YUCATAN.
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Le texte espagnol est souvent difficile à entendre; il l’est ici particulièrement, le copiste de Landa ayant probablement passé quelques mots ou mal écrit les autres. Voici ce que Lizano écrit au sujet des premiers habitants du Yucatan. «Ils surent... que la race de ce pays-ci vint, partie du couchant, partie du levant. Ainsi dans leur ancienne langue ils appellent le levant d’une autre manière qu’aujourd’hui. Actuellement ils appellent l’Orient Likin, ce qui revient à dire que d’où se lève le soleil sur nous. Et le Couchant ils le nomment Chi-kin, ce qui est la même chose que chute ou fin du soleil, ou bien où il se cache par rapport à nous. Mais dans l’antiquité ils disaient de l’orient Cen-ial, petite descente, et du couchant Nohen-ial, la grande descente et le peu de gens, d’un côté, la grande multitude, de l’autre, quels qu’ils puissent être les uns et les autres. Je remets le lecteur qui voudrait en savoir davantage au Père Torquemada, dans son Histoire Indienne (Monarquia Indiana), et il verra là comment les Mexicains vinrent du Nouveau-Mexique, et de là par ici. Et comme l’île Espagnole (Haïti) fut peuplée de Carthaginois, que de ceux-ci se peupla Cuba, et cette terre, du côté de l’Orient, comme gens de tant de raison et de valeur, ils purent connaître l’art d’édifier de si somptueux monuments et de s’assujettir les autres nations; sinon que, comme la communication avec Carthage leur manqua avec le temps, ils seraient devenus avec le climat des gens rudes et barbares. (Lizana, Hist. de Nuestra Señora de Yzamal, Part. 1, cap. 3.)