Note 186 — RELATION DES CHOSES DE YUCATAN. (continued 5)
Reading edition
Landa s’est préoccupé fort peu de l’exactitude du calendrier qu’il donne ici: il est évident qu’il n’a eu d’autre intention que d’en signaler les fêtes, de faire connaître les caractères correspondants, et de montrer en général comment il pouvait correspondre avec le calendrier romain; car, ainsi que je l’ai remarqué plus haut, il commence par la seconde partie, laquelle devrait être, dès le 1ᵉʳ janvier, placée à la fin. Il n’a donné, d’un autre côté, que 28 jours à février; mais l’année dont il a pris le calendrier pour modèle était évidemment une année bissextile où février avait 29 jours; car au lieu de terminer par XII Lamat, le calendrier maya devait pour être juste finir avec XIII Lamat; car cette année ayant commencé par le signe Kan, la suivante devait commencer avec Muluc qui suit Lamat. Mais Landa ne s’est guère préoccupé de ces choses qui nous intéressent tant aujourd’hui. Se fiant également sur le titre sans nom qu’on donnait aux jours supplémentaires, il les omet entièrement, se contentant de mettre des vides à la place de leurs signes respectifs, ce qui serait une nouvelle source d’embarras, si nous n’avions le travail de don Pio Perez, qui met tout à sa place, et qu’on peut voir dans ce volume à la suite de l’ouvrage de Landa.