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Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa

Note 150 — RELATION DES CHOSES DE YUCATAN. (continued 4)

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La plupart des mots composant les noms de ces divinités sont introuvables dans les maigres vocabulaires qui sont sous nos yeux: leur orthographe, d’ailleurs, est incertaine; nous chercherons toutefois à expliquer les plus importants, mais sans rien affirmer, les étymologies que nous donnons ici ne devant servir tout au plus que comme de simples indications. L’auteur, en disant que les Bacab étaient les soutiens du ciel, permet de chercher l’étymologie du mot dans bak, qui signifie un os, un rocher, une chose fondamentale; bacab ou bakab serait peut-être un pluriel ancien: dans ce cas ce seraient les fondements ou les fondateurs du ciel. Les autres noms ont évidemment rapport aux présages annuels de chacun des quatre signes qui se suivaient continuellement: ainsi l’année du signe Kan, placé au midi, était marquée de la couleur jaune, kan ou kanal; l’année du signe Muluc, placé au levant, était marqué de la couleur rouge, chac ou chacal; l’année du signe Yx, placé au nord, était marquée de la couleur blanche, zac ou zacal; enfin celle du signe Cauac, placé au nord, était marquée de noir, ek ou ekel. Le mot pavahtun, composé de paa, édifice, de vah, passé probablement d’un verbe qui veut dire ériger, dresser, et de tun, la pierre du katun qu’on incrustait dans le mur pour rappeler la mémoire de l’année. Le mot chac, avec lequel se termine chacun des noms, rappelle sans doute la divinité protectrice des champs, et dans ce cas il faudrait l’écrire çhac, avec le ch barré ou cédillé.

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