Note 88 — DES SOURCES DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DU MEXIQUE ET DE L’AMÉRIQUE CENTRALE, ETC., DANS LES MONUMENTS ÉGYPTIENS ET DE L’HISTOIRE PRIMITIVE DE L’ÉGYPTE DANS LES MONUMENTS AMÉRICAINS; Introduction à la Relation des choses de Yucatan.
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Diod., Bibl. hist., trad. de M. Ferd. Hoefer, lib. II, § 55-60.—M. de Sainte-Croix (Examen des historiens d’Alexandre, page 737) croyait cependant que la Gulliveriade d’Iambulus avait quelque fond de vérité. Un écrivain, profondément versé dans les langues et les alphabets de l’Asie méridionale et orientale, M. Jacquet, a récemment fixé l’attention (Nouveau journal asiatique, tom. VIII, page 30; tom. IX, page 308) sur ce peuple qui «se servait de lettres d’après la valeur des signes indicateurs, au nombre de vingt-sept, qui, d’après les figures qu’elles affectent seulement au nombre de sept, éprouvent chacune quatre modifications,» comme dans les alphabets syllabiques des Indiens. Ne peut-on pas admettre que dans ces Voyages imaginaires, on se plaisait à mêler aux fictions des descriptions locales, quelques traits de mœurs et d’usage que l’on connaissait vaguement par les relations incohérentes d’anciens navigateurs? Le mélange de vérité et de fiction paraît avoir existé surtout dans la Panchaia d’Evhemere, malignement traitée de Bergæen, par Eratosthène (Gosselin, tom. II, pag. 138). Cette note est de Humboldt et pourrait s’appliquer à une foule de relations modernes de voyages, où les auteurs ne se gênent guère pour mêler le roman à la réalité. Combien de lecteurs ne connaissent le Pérou que par les Incas, de Marmontel, et le Mexique par les récits de Gabriel Ferry? Est-ce une raison pour nier l’existence de ces deux pays?