Note 380 — CHAPITRE XX.
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On n’apprendra pas peut-être sans intérêt que ce bey, nommé Abou-Zeith Abdallah, est Français, et qu’il est né à Toulon. Il faisait partie, à l’âge de douze ans, de l’expédition française en Égypte, en qualité de tambour. Pris dans un combat par un corps de Bédouins, il fut vendu au pacha de Tripoli : son heureux physique fit sa fortune. Il resta long-temps attaché à la personne du pacha, comme mamelouk, et fut ensuite envoyé dans le Fazzan, avec l’armée de Mohammed le Circassien. La bravoure qu’il montra dans cette campagne, qui eut pour résultat la conquête totale du Fazzan, lui attira les bonnes graces de son souverain : celui-ci le récompensa en lui accordant le titre de bey et le gouvernement d’Augiles. Abou-Zeith-Abdallah n’a conservé d’autres souvenirs de sa patrie, qu’une idée vague de la ville et des environs de Toulon, et d’autre usage de sa langue originaire, que quelques mots provençaux qu’il estropie avec une bonhomie charmante. C’est Abou-Zeith lui-même que l’auteur tient ces détails. Il se plaît à ajouter qu’il en a reçu, outre l’hospitalité habituelle des mœurs orientales, l’accueil le plus cordial et les prévenances les plus délicates.