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Relation d'un voyage dans la Marmarique, la Cyrénaïque, et les oasis d'Audjelah et de Maradèh

Note 25 — CHAPITRE PREMIER.

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Toutes les ruines des maisons particulières des anciens Égyptiens, situées dans la vallée du Nil ou isolées dans les sables, ne présentent que des massifs de brique crue, assis le plus souvent sur des monticules factices également en terre et couverts de débris de poteries. On ne pourrait guère admettre avec vraisemblance que ces massifs ne soient que la base des maisons, et que la partie supérieure fût en pierre ; cet usage serait trop opposé aux règles de l’architecture pour supposer qu’il eût été adopté chez un peuple qui les connaissait aussi bien.

Concluons donc de ceci que la nonchalance des Égyptiens fut la même dans tous les temps, et que la commodité des matériaux, dont le Nil était le principal ouvrier, les engageait autrefois, comme de nos jours, à préférer des habitations frêles et poudreuses à des constructions propres et solides, mais dont les matériaux eussent été d’une exploitation plus difficile. Cette idée n’est point incohérente avec les monuments gigantesques de l’ancienne Égypte ; elle prouve seulement que les Égyptiens faisaient comme peuple et réunis en masse, ce qu’ils négligeaient de faire comme particuliers et pour leur bien-être individuel.

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