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Note 17 — I. — POÈTES ET AUTEURS DRAMATIQUES

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Ajoutons, en note tout au moins, qu’un autre abbé, l’abbé Gaspard Abeille (1648-1718), fut victime d’une mésaventure analogue, et aussi sujette à caution d’ailleurs que celle de son confrère Pellegrin. Lors de la première représentation d’une des tragédies de l’abbé Abeille, l’actrice qui faisait le rôle d’une princesse et, au début, prononçait cet alexandrin:

Vous souvient-il, ma sœur, du feu roi notre père?

s’étant arrêtée court, ou bien la réplique tardant à venir, un loustic du parterre lança de sa plus belle voix cette riposte, désastreuse pour le succès de la pièce:

Ma foi, s’il m’en souvient, il ne m’en souvient guère! (Edmond Guérard, Dictionnaire encyclopédique d’anecdotes, t. I, p. 13.)

Racine, qui avait, comme on sait, un talent spécial pour les épigrammes, a utilisé ce mot dans son épitaphe de l’abbé Abeille:

Ci-gît un auteur peu fêté, Qui crut aller tout droit à l’immortalité, Mais sa gloire et son corps n’ont qu’une même bière; Et lorsque Abeille on nommera, Dame Postérité dira: «Ma foi, s’il m’en souvient, il ne m’en souvient guère!» (Racine, Œuvres complètes, Poésies diverses, t. II, p, 215; Hachette, 1864.)

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