Note 20 — PREMIÈRE PARTIE.
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Voici comment ils se partagent l’autorité :
1o Le bacha Sidi Ạbd Allah. Il a deux lieutenants, khalifa, nommés directement par le sultan. Relèvent de lui : Fâs Qedîm ; les gens du Rif habitant le Gebgeb et le Lemta ; le Djebel Zerhoun, avec Zaouïa Moulei Edris, dont il nomme le qaïd (il y a un qaïd à Zaouïa Moulei Edris, et des chikhs dans les autres villages du Zerhoun) ; les Oulad el Ḥadj habitant autour du pont du Sebou.
2o Le bacha Ould Ba Moḥammed. Il est assisté d’un lieutenant nommé par le sultan. Sont sous son autorité : le mellaḥ de Fâs ; les Oulad Djemạ (deux marchés dans la tribu) ; les Behalil ; les Oulad el Ḥadj habitant sur la route de Fâs à Sfrou ; les Chedjạ (à quelques heures de Fâs) ; les Ḥamian, les Mhaïa, les Oulad Sidi Chikh, les Doui Mnia (campant tous dans le Saïs) ; les Ṛomera (près des Chedjạ). Toutes ces tribus sont dites de « plaine ». Voici maintenant les tribus de « montagne » : les Fichtâla (sur le chemin du Rif, à une demi-journée de Fâs ; les Beni Ouriaṛel (sur le chemin du Rif, au delà des Fichtâla). Dans ces diverses fractions, c’est le bacha qui nomme les chefs. Ceux de la plaine sont appelés khalifa es souq, « lieutenants du marché », parce que c’est sur les marchés qu’ils rendent la justice ; les petites tribus en ont un, les grandes en ont plusieurs. Dans la montagne, ils portent le nom de chikh : les Fichtâla et les Beni Ouriaṛel en ont un chacun.
3o Le bacha Ḥadj Sạïd. Son commandement se compose de Qaçba Cherarda, redoute faisant partie de l’enceinte de Fâs Djedid, au nord de Bab Segma ; Sfrou (où il nomme le qaïd ainsi que le chikh des Juifs) ; les gens du Sous et les nègres résidant aux environs de Fâs ; les Cherarda (habitant entre Fâs et Sfrou dans la partie appelée Bou Rejouan). Ḥadj Sạïd est secondé par un khalifa.