Note 156 — CHRONOLOGIE DES BABYLONIENS. (continued 2)
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Ce mot persan satrape reçoit une explication instructive et curieuse de l’ancienne langue de l’Inde, le sanscrit, qui fut très-analogue à celle des Perses de Kyrus. En le décomposant, on y trouve deux mots qui signifient maître du dais ou parasol (ishattra-pah ou pad); ce qui nous apprend que jadis en Perse, comme aujourd’hui dans l’Inde et à la Chine, l’attribut honorifique des gouverneurs des provinces était de se faire porter le parasol, de rendre leurs sentences et décisions sous le parasol. Aussi lorsqu’en ces derniers temps nous avons eu à Paris des envoyés du shah de Perse, eux et leurs gens ont-ils été scandalisés de voir le parasol dans toutes les mains indistinctement. Notre industrie, pour rendre ce meuble plus commode, a su le réduire à une seule tige ou bâton; mais dans l’origine, il était monté sur deux et même sur quatre, et il était le dais dont les prêtres et les rois ont conservé le très-antique usage oriental, et dont notre climat nous a fait oublier le motif et l’intention.