Note 38 — CHAPITRE VIII.
A.-J.-B. (Auguste-Jean-Baptiste) Defauconpret translation · Edition 2
Ce serment, qui pouvait déjà désigner le roi sous son costume de maître Pierre, n'appartient en quelque sorte qu'à Louis XI. Les rois et les grands personnage avaient fréquemment chacun son serment ou son juron particulier. On connaît ce quatrain chronologique rapporté par Brantôme:
Quand la Pasques-Dieu décéda (Louis XI.) Parle Jour-Dieu lui succéda; (Charles VIII.) Le Diable m'emporte s'en tint près. (Louis XII.) Foi de gentilhomme vint après. (François Ier.)—(Note de l'éditeur.)
[39] Le docteur Dryasdust remarque ici que les cartes, qu'on dit avoir été inventées sous le règne précédent pour amuser Charles VI pendant les intervalles de sa maladie mentale, semblent être devenues très-promptement communes parmi les courtisans, puisqu'elles fournissaient déjà une métaphore à Louis XI. Le même proverbe est cité par Durandard dans la caverne enchantée de Montésinos.
[40] Philippe de Crèvecœur des Cordes, ou de Querdes, qui passa dans la suite au service de Louis XI, et mourut maréchal de France en 1494.—(Note de l'éditeur.)
[41] Auteur d'un traité d'équitation.—(Note de l'éditeur.)
[42] Ville où se font les grandes courses de chevaux.—(Note de l'éditeur.)
[43] Allusion au sort de William VIII, comte de Douglas, poignardé parJacques II.
Ye towers within whose circuit dread A Douglas by his sovereign bled, etc. ô château! dans ton enceinte redoutable un Douglas périt de la main de son roi! La Dame du Lac, ch. V.—(Note de l'éditeur.)
[44] Dans une de ses brillantes improvisations de la tribune, le général Foy avait fait allusion à l'impopularité de Louis XI. Une lettre spirituelle, signée Philippe de Comines, parut dans la Quotidienne, pour venger la réputation de Louis XI sous ce rapport. L'orateur reconnut qu'il avait exagéré l'impopularité du monarque si heureusement défendu, et depuis ce jour il appelait familièrement notre ami Charles Nodier Philippe de Comines. Le roman de Quentin Durward et l'Histoire des ducs de Bourgogne n'avaient pas encore alors été publiés.—(Note de l'éditeur.)
[45] Expression de l'écriture: sufficit cuïque diei malitia sua.—(Note de l'éditeur.)
[46] La chronique de Jean de Troyes, telle du moins que nous l'avons aujourd'hui, n'a de scandaleux que son titre. Cependant Brantôme rapporte que François Ier en possédait un exemplaire plus complet, et semblable sans doute à celui que l'auteur Écossais se vante d'avoir trouvé dans le château de Haut-Lieu.—(Note de l'éditeur.)
[47] Telle n'avait pas été cependant la forme de l'insurrection des vilains en France, à l'époque de la Jacquerie. De même en Angleterre l'égalité avait été le mot d'ordre de Wat-Tyler et de ses partisans en 1381. L'insurrection de Jack Cade, en 1448, était bien encore une insurrection populaire; mais à cette époque les factions aristocratiques avaient en quelque sorte usurpé le privilège des insurrections. Les vilains, dans les excès de leur résistance contre l'oppression, s'étaient habitués à voir marcher à leur tête un rebelle titré: une bannière de noble parlait aussi plus vivement à l'imagination des hommes d'armes. Voilà sans doute une partie des motifs qui déterminèrent Jack Cade à se donner pour un prince de la famille royale d'Angleterre. Mais il est vrai de dire que cette insurrection, comme celle de Wat-Tyler, fut une réaction contre les vexations et les injustices de l'aristocratie.—(Note de l'éditeur.)
[48] Saint Julien, soyez favorable à nos prières, et priez, priez pour—nous.—(Note du traducteur.)
[49] Les critiques pourront s'étonner de trouver Galeotti à la cour de Louis XI, malgré l'Histoire, qui le fait mourir à Lyon d'une chute de cheval, dans son empressement à saluer le roi qui se trouvait dans cette ville en 1476; et c'était son premier voyage en France. Il y a bien d'autres anachronismes plus sérieux dans Quentin Durward; mais le romancier n'est ici historien, que comme peintre de mœurs; Ce qu'il y a de singulier à propos de Galeotti, c'est que son panégyriste Paul Jove (cité par sir Walter Scott) le fait mourir à Agnani, étouffé par excès de graisse. Paul Jove était pourtant presque le contemporain de Galeotti. Sir Walter Scott, romancier, pourrait donc à la rigueur préférer son témoignage contre l'opinion plus générale des autres historiens. Enfin croira-t-on que la Biographie universelle de Michaud (article Galeotti, 1816) fait mourir notre astrologue en 1494, seulement au passage de Charles VIII à Lyon. Après cette note un peu savante, on demandera peut-être encore laquelle de toutes ces autorités a fait de l'histoire.—(Note de l'éditeur.)
[50] Des choses inconnues à la plupart des hommes. On prétend que c'est le manuscrit original de ce Traité qui est à la Bibliothèque royale. Galeotti a laissé plusieurs autres ouvrages.—(Note de l'éditeur.)
[51] Cette lutte célébrée dans l'épigramme de Janus Pannonius ou Pannon, eut lieu sur la grande place de Bude, entre Galeotti et un fameux lutteur du pays nommé Alz, en présence du roi Mathias Corvin et de toute sa cour.—(Note de l'éditeur.)
[52] Le pape Sixte IV était l'élève de Galeotti, et ce fut Sa Sainteté qui tira notre astrologue des prisons de l'inquisition, où il avait été enfermé comme hérétique.—(Note de l'éditeur.)
[53] Saint Hubert, saint Julien, saint Martin, sainte Rosalie, et vous autres saints qui m'écoutez, priez pour moi, pauvre pécheur.—(Note de l'éditeur.)
[54] Anachronisme difficile à pallier.—Le grand Michel Nostradamus naquit à Saint-Rémy en Provence, en 1503, et ne publia ses prophéties qu'en 1555. L'auteur aurait pu citer Angelo de Catho, qui fut tour à tour l'aumônier du duc de Bourgogne et de Louis XI. Ce monarque le nomma plus tard à l'archevêché de Vienne. C'était un merveilleux astrologue qui prédît même dix jours d'avance la mort de Charles-le-Téméraire. Son ami Philippe de Comines n'a pas oublié de vanter sa grande science.—(Note de l'éditeur.)
[55] Quand on rapproche cette épigraphe de la date de l'introduction, ou plutôt de celle du véritable voyage que sir Walter Scott fit en France, on y trouve l'expression d'une généreuse pitié sur les malheurs de la France de 1815. Nous le faisons remarquer avec plaisir à ceux qui ont cru trouver dans les Lettres de Paul le sujet de griefs amers contre sir Walter Scott.—(Note de l'éditeur.)
[56] Il y a dans l'anglais, H.E.M.P., hemp, chanvre.—(Note de l'éditeur.)
[57] Sic. (Note du correcteur—ELG.)
[58] Chaîne de montagnes qui s'étend en écosse depuis le comté d'Argyle jusqu'à Aberdeen.—(Note de l'éditeur.)
[59] Ne médite pas le mal contre ton ami qui a confiance en toi.—(Note de l'éditeur.)
[60] Glen-Isla, situé au pied des monts Grampiens.—(Note de l'éditeur.)
[61] Lanciers.
[62] La tradition des sept Dormans est, comme on sait, d'origine orientale.—(Note de l'éditeur.)
[63] Les os pour ceux qui viennent tard.
[64] C'est-à-dire son étoile polaire, l'astre qu'adorait son cœur. Cynosure est le nom d'une constellation appelée aussi la petite Ourse; étoile polaire.—(Note de l'éditeur.)
[65] Personnage ridicule de la pièce d'où est tirée l'épigraphe du Chapelain. Une malicieuse soubrette persuade à Malvolio qu'il est aimé de sa maîtresse, ce qui tourne la tête au pauvre intendant.—(Note de l'éditeur.)
[66] Jeune fille.—(Note du traducteur.)
[67] The surrender: La reddition. Mais le mot français ne s'applique qu'aux placer fortes, etc.—(Note de l'éditeur.)
[68] Quoique placée sur une frontière exposée, cette ville n'avait jamais été prise, et elle avait conservé le nom glorieux de Péronne-la-Pucelle, jusqu'au jour où le duc de Wellington, grand destructeur de ces sortes de réputations, la prit dans sa mémorable marche sur Paris, en 1815(*).—L.T. (Ces initiales indiquent que la note est de sir Walter Scott. Voyez la note qui se trouve à la dernière page de l'Introduction d'Ivanhoé.)
(*)Nous ne croyons pas que le grand destructeur de la virginité des villes ait violé celle de Péronne. Une ville n'est pas prise parce qu'elle ouvre ses portes à des alliés. Les Anglais oublient volontiers qu'il y avait parmi les Français, en 1815, une grande force morale en leur faveur, c'est-à-dire eu faveur des Bourbons, qu'ils venaient replacer sur leur trône: nous ne croyons pas, en effet, que le siège de Péronne fît beaucoup de bruit dans la guerre de l'invasion. On en parlera moins, par exemple, que du siège de Toulouse, n'en déplaise à sir Walter et au noble duc.—(Note de l'éditeur.)
[69] Surnom donné à un des comtes de Douglas, parce qu'il perdait un grand nombre de soldats dans ses batailles.—(Note de l'éditeur.)
[70] «Vœux exaucés par des dieux ennemis.»—(Note de l'éditeur.)
[71] En effet, malgré les vives recommandations de Louis à son successeur, Olivier le Dain ou le Diable fut pendu quelque temps après la mort de son maître.—(Note de l'éditeur.)
[72] La tradition du chasseur est fort ancienne, et n'avait pas cours seulement en Allemagne. Voyez l'imitation de la balade de Burger sur ce sujet, par Walter Scott.—(Note de l'éditeur.)
[73] Dante, liv. I.—(Note de l'éditeur.)
[74] En lisant ces détails dans la vieille chronique manuscrite dont j'ai parlé, je ne pus m'empêcher d'être surpris qu'un prince doué d'autant de sagacité qu'en avait certainement Louis XI, ait pu se faire illusion à lui-même par une superstition dont on soupçonnerait à peine les sauvages les plus stupides. Mais les termes d'une prière de ce monarque, dans une semblable occasion, conservée par Brantôme, ne sont pas moins extraordinaires.—L. T.
[75] La fin, je devrais dire la corde couronne l'œuvre.— Jeu de mots sur les mots finis fin, funis, corde.—(Note de l'éditeur.)
[76] Malheur aux vaincus.—(Note du traducteur.)
[77] Changeante et variable est la femme.— (Note du traducteur.)
[78] Cette histoire d'un faux héraut n'arriva que sept ou huit ans plus tard.—(Note de l'éditeur.)
[79] En Anglais varment ou vermin. Ce mot en vénerie s'applique aux blaireaux, aux fouines, etc., etc., toutes bêtes indignes d'être chassées selon les nobles règles de l'art.—(Note de l'éditeur.)
[80] Le monument de Garrick, à Westminster, représente ce grand comédien entre Melpomène et Thalie.—(Note de l'éditeur.)
[81] Ce fut vainement que la cour de Rome voulut disputer au roi le droit de punir des évêques. Le cardinal et l'évêque de Verdun son complice, passèrent plus de dix ans dans les filets du roi, comme on avait surnommé les cages de fer. Ces deux prêtres étaient généralement détestés.
[82] Petite monnaie de cuivre d'écosse. Expression familière et même proverbiale.—(Note de l'éditeur.)
[83] Wraith, mot qui se dit en écosse du fantôme d'un homme encore vivant.—(Note de l'éditeur.)
[84] Le mot wraith est en effet inintelligible pour Dunois.—(Note de l'éditeur.)
[85] Small-Back, sobriquet donné-à la Mort en écosse.—(Note de l'éditeur.)
[86] Nom d'une des meilleures espèces de thé noir.—(Note de l'éditeur.)
[87] Poème bizarre et fantastique de Coleridge, qui fait arrêter par le marinier un convive obligé d'écouter sa lamentable histoire au bruit des violons de la noce à laquelle il se rendait.—(Note de l'éditeur.)
[88] Breuvage fortifiant, composé de vin, de crème, de muscade, de sucre et d'œufs bien battus,—(Note de l'éditeur.)
[89] Lorsque la mariée était couchée, on éteignait les lumières dans sa chambre où étaient réunies toutes les filles de la noce. Elle jetait son bas en l'air, et si quelqu'une était assez heureuse pour le recevoir, c'était un présage qu'elle serait mariée dans l'année.—(Note de l'éditeur.)
[90] Auteur du poème de l'Auberge.—(Note de l'éditeur.)
[91] Le roman de Quentin Durward étant une véritable excursion sur notre sol et dans notre histoire, l'éditeur s'est permis de relever par des notes plusieurs fautes, peut-être volontaires, du romancier. Il croit devoir rappeler ici que sir Walter Scott cherche plutôt à peindre en artiste le caractère moral et le costume général d'une époque, qu'à raconter en froid annaliste les événemens disposés selon la chronologie.—(Note de l'éditeur.)