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Psychologie des foules

Note 24 — CHAPITRE IV

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Les comités, quels que soient leurs noms: clubs, syndicats, etc., constituent peut-être le plus redoutable danger de la puissance des foules. Ils représentent, en effet, la forme la plus impersonnelle, et, par conséquent, la plus oppressive de la tyrannie. Les meneurs qui dirigent les comités étant censés parler et agir au nom d'une collectivité sont dégagés de toute responsabilité et peuvent tout se permettre. Le tyran le plus farouche n'eût jamais osé rêver les proscriptions ordonnées par les comités révolutionnaires. Ils avaient, dit Barras, décimé et mis en coupe réglée la Convention. Robespierre fut maître absolu tant qu'il put parler en leur nom. Le jour où l'effroyable dictateur se sépara d'eux pour des questions d'amour-propre, il fut perdu. Le règne des foules, c'est le règne des comités, c'est-à-dire des meneurs. On ne saurait rêver de despotisme plus dur.

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