Note 76 — LIVRE TROISIÈME. DÉCOUVERTE DU VÉRITABLE HOMÈRE.
Jules Michelet translation
Lorsque l'âge héroïque succéda à l'âge divin, on n'admira, on ne célébra que les exploits des héros. Alors parurent les poètes lyriques semblables à l'Achille de l'Iliade, lorsqu'il chante sur sa lyre les louanges des héros gui ne sont plus[76]. Les nouveaux lyriques furent ceux qu'on appelait melici, ceux qui écrivirent ce genre de vers que nous appelons arie per musica; le prince de ces lyriques est Pindare. Ce genre de vers dut venir après l'iambique, qui lui-même, ainsi que nous l'avons vu, succéda à l'héroïque. Pindare vint au temps où la vertu grecque éclatait dans les pompes des jeux olympiques au milieu d'un peuple admirateur; là chantaient les poètes lyriques. De même Horace parut à l'époque de la plus haute splendeur de Rome; et chez les Italiens ce genre de poésie n'a été connu qu'à l'époque où les mœurs se sont adoucies et amollies.