Note 16 — LIVRE PREMIER. DES PRINCIPES.
Jules Michelet translation
Ainsi sont exclus de l'école de la nouvelle science les Stoïciens qui veulent la mort des sens, et les Épicuriens qui font des sens la règle de l'homme; ceux-là s'enchaînant au destin, ceux-ci s'abandonnant au hasard et faisant mourir l'âme avec le corps; les uns et les autres niant la Providence. Ces deux sectes isolent l'homme et devraient s'appeler philosophies solitaires. Au contraire nous admettons dans notre école les philosophes politiques, et surtout les Platoniciens, parce qu'ils sont d'accord avec tous les législateurs sur trois points capitaux: existence d'une Providence divine, nécessité de modérer les passions humaines et d'en faire des vertus humaines, immortalité de l'âme. Cet axiome nous donnera les trois principes de la nouvelle science.[16]