Note 225 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 4)
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Note 225:
(retour)
Ce mois néfaste de novembre 1815 fut l'époque duprocès de Ney, du procès de Lavalette, du projet de loi sur les juridictions prévôtales présenté à la Chambre des députés par le duc de Feltre, du projet d'amnistie avec catégories proposé par M. de La Bourdonnaye. Le procès de M. de Lavalette commença le 20 novembre, et celui du maréchal Ney le 21.—Le refrain du jeune Rémusat était presque le même que celui de Béranger, par exemple:
Mais comment offrir à nos belles Des coeurs flétris, des bras vaincus? Nos chants seraient indignes d'elles: Français, je ne chanterai plus!
Mais ici le refrain allait dans le sens direct du couplet. Le refrain de Béranger, au contraire, qui tombait presque dans les mêmes termes, allait en sens inverse du reste des paroles, et de ce contraste sortait l'amère ironie:
Oui, ma mie, il faut vous croire, Faisons-nous d'obscurs loisirs: Sans plus songer à la gloire,