Note (retour) — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 3)
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Mme de Charrière a lieu de croire, en effet, qu'il l'aime; si sceptique qu'elle soit de son côté, il doit lui être difficile de ne pas se laisser ébranler un moment aux témoignages multipliés qu'il lui envoie de ses regrets, de ses souvenirs. A peine arrivé à Brunswick, il lui adresse l'épître suivante, que nous donnons dans toute sa longueur, et qui ressemble à un journal, ou plutôt à un heural156, comme ils disaient; c'est une image intéressante et fidèle, et très-curieuse pour la rareté, de ce qu'était l'âme de Benjamin Constant à ses meilleurs moments. Nous y trouvons aussi, sauf deux ou trois points, une finesse de ton bien agréable et bien légère.