Note (retour) — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 3)
Reading edition
En réduisant même ces accidents, ces légèretés de propos à leur moindre valeur, en reconnaissant tout ce qu'a d'éloquent et d'élevé le livre de la Religion dans la forme sous laquelle il nous est venu, on a droit de dénoncer le contraste et de déplorer le contre-coup. L'esprit humain ne joue pas impunément avec ces perpétuelles ironies; elles finissent par se loger au coeur même et comme dans la moelle du talent, elles soufflent froid jusqu'à travers ses meilleures inspirations. Un je ne sais quoi circule qui avertit que l'auteur a beau s'exalter, que l'homme en lui n'est pas touché ni convaincu. Ainsi, tout ce livre de la Religion laisse lire à chaque page ce mot: Je voudrais croire,—comme le petit livre d'Adolphe se résume en cet autre mot: Je voudrais aimer139.