Note 192 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 6)
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Note 192: (retour) Il est bon, en histoire, de contrôler les récits l'un par l'autre, de se placer tour à tour sur chacun des revers des monts. Croirait-on bien, par exemple, à lire ces assertions positives, qu'il s'agit du même fait que l'historien de la Révolution française a résumé si couramment avec son agréable vivacité? «Tandis que ses lieutenants poursuivaient les troupes sardes, Montesquiou se porta à Chambéry le 28 septembre, et y fit son entrée triomphale, à la grande satisfaction des habitants, qui aimaient la liberté en vrais enfants des montagnes, et la France comme des hommes qui parlent la même langue, ont les mêmes moeurs et appartiennent au même bassin. Il forma aussitôt une assemblée de Savoisiens pour y faire délibérer une question qui ne pouvait pas être douteuse, celle de la réunion à la France.» (Thiers, tome III). Claude Têtu va essayer de répondre dans ce qui suit à cette dernière opinion si spécieuse. L'historien victorieux nous a dit la journée de l'entrée triomphale; M. de Maistre, l'un des battus, nous racontera tout à l'heure le lendemain et le tous-les-jours.