Note 3 — C.-A. SAINTE-BEUVE
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Note 3:
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Afin d'être juste, il ne faut pourtant pas oublier que quelques années auparavant (1677), dans l'Épître à M. de Lamoignon, le poëte avait fait une description charmante de la campagne d'Hautile près La Roche-Guyon, où il était allé passer l'été chez son neveu Dongois. Il y peignait, en homme qui en sait jouir, les fraîches délices des champs, les divers détails du paysage; c'est là qu'il est question de gaules
non plantés
,
Et de noyers souvent du passant insultés.
Mais ces accidents champêtres, et toujours et avant tout ingénieux, sont rares chez Boileau, et ils le devinrent de plus en plus avec l'Age.—Puisque nous en sommes à ce détail, ne laissons pas de remarquer encore que la fontaine
Polycrècne
, dont il est question dans la même épître et qui arrose la vallée de Saint-Chéron, près de Bàville, fontaine chantée en latin par tous les doctes et les beaux-esprits du temps, Rapin, Huet, etc., est restée connue dans le pays sous le nom de
fontaine de Boileau
. Le beau bouquet d'arbres qui en couronnait le bassin a été abattu il y a peu d'années. Était-ce un présage? (Voir ci-après l'épître en vers sur ce sujet.)